Un projet participatif

Médias et cohésion sociale

« L’intérêt primordial de ce projet réside dans le processus participatif avec la population. Les perspectives de cohésion sociale et de participation sont prioritaires dans la démarche. Condition pour qu’un projet sur l’identité du quartier puisse réellement émerger, permettre d’accéder aux perceptions et aux représentations des habitants et des usagers du quartier. »
Suite à la réussite du projet Bruxellois, Média Animation désirait étendre le projet.
La présence d’une équipe à Namur a déclenché le démarrage du projet sur la commune avec comme point d’encrage le quartier Saint-Nicolas.
Si les bases du projet (qui consistent à inviter les habitants et les acteurs du quartier à parler de leur quartier par le biais d’interviews -prises de son et témoignages par les participants) sont les mêmes, le projet Namurois évolue vers une série de témoignages qui deviendront peut-être des points clés lors de visites audio du quartier. Le rapport entre le lieu (quartier, rue, monument, lieu-dit, place, …) et le témoignage est plus étroitement lié.

L’implication et la participation des habitants dépendront de plusieurs points que Média Animation devra assurer :
1. Faire connaître le projet et mobiliser les acteurs-relais locaux
Sur base d’une expérience similaire à Schaerbeek, nous aurons la possibilité de montrer un projet concret pour mobiliser les participants. Nous comptons sur les relais locaux pour les mobiliser et fournir des contacts.

2. Un temps d’appropriation, d’accompagnement et de formation
Ce projet constitue une démarche d’éducation aux médias, mais aussi d’éducation
permanente. Même si un modèle d’intervention préexiste, il est adapté aux attentes du public.
Les temps d’initiation technique s’articulent à des temps de création des interviews, de réalisation de celles-ci, de montage, ...
Les participants sont associés à toutes les étapes, y compris la recherche d’habitants à interviewer.

3. La visibilité / redécouvrir son quartier
Comme projet de communication, la visibilité (les traces) est une dimension importante. Les participants sont motivés parce qu’ils créent un outil médiatique et parce qu’ils peuvent redécouvrir leur quartier sous un autre angle. Certains sont invités à présenter leur quartier lors d’une visite à des pairs (début des temps d’appropriation). La dimension de partage est présente
tant pendant le déroulement du projet que dans la réalisation finale qu’il permettra de concrétiser.

4. Qualité de l’accompagnement et du matériel.

Le quartier Saint-Nicolas

Le quartier Saint-Nicolas est un point d’encrage idéal au projet car il compte parmi les quartiers les plus populaires de Namur. Appelé aussi quartier des « Arsouilles », il fait partie du quartier administratif des Célestines. Le projet s’implanterait tout d’abord dans les rues de Saint-Nicolas, des Tanneries, Jean-Baptiste Brabant, Basse-Neuville, Ponty, Courtenay, du boulevard I. Brunel et de l’avenue Comte de Smet de Neyer.
Le quartier rassemble une population multiculturelle, de tous âges et de toutes catégories sociales.
Le quartier est ceinturé par un environnement urbain : d’un côté le chemin de fer ; d’un autre côté, une zone administrative (Finances, Archives de l’Etat, parkings) ; et enfin une zone "scolaire" (Institut Félicien Rops, Institut Notre Dame et Institut Henri Maus). Le quartier est donc traversé par diverses populations la journée et assez désert en soirée. Notre projet s’inscrirait dans une démarche "périphérique" à celles des associations déjà actives dans le quartier (Maison médicale, Centre Cinex, école de devoirs, association de quartier, coordination locale "Coquelicot",...).